jeudi 24 octobre 2013

Mater Replik



Spectacle de mime contemporain, par la Cie Vahram Zaryan à L'Atelier du plateau.


"La chorégraphie du geste, c'est trouver les états émotionnels des gestes et les rendre lisibles corporellement dans l'espace scénique"

Un aperçu ? 

Mater Replik est un spectacle de Mime Contemporain sur l'exil, une tentative pour saisir l'expérience intérieure du déracinement. C'est une histoire parmi de nombreuses autres, celle d'un homme bouffé de terre. Ce déplacement est une secousse, suivie de nombreuses autres. Langue maternelle et terre maternelle se confondent et viennent envahir l'espace que le personnage tente d'habiter. dans ce lieu où la terre ne cesse de rentrer, il se livre à une étrange cérémonie et se débat pour vivre.

Note d'intention

Comment aborder ce sujet avec ma pratique, le mime contemporain ? La chorégraphie du geste, c'est trouver les états émotionnels des gestes et les rendre lisibles corporellement dans l'espace scénique.
Au cours des différentes improvisations sur ce thème, il y eut diverses expérimentations du rapport à l'espace seréé, étouffant et contraignant, puis très ouvert et finalement tout aussi contraignant, puis sur l'alternance entre ces deux espaces, leur surgissement l'un à l'intérieur de l'autre, en approchant toutes les variations possibles. L'idée d'un rapport particulier avec le rythme s'est imposée au cours de mes recherches : il y avait toujours quelque chose de l'ordre de la mesure qui revenait mais comme une malédiction et sur laquelle le geste ne pouvait absolument pas s'aligner ; il me fallait trouver le rythme intérieur du geste.
Enfin, l'environnement, les objets (tantôt invisible ou réels), la vidéo et le son, tout, petit à petit faisait corps, et chacun de ces éléments composaient avec le personnage comme des partenaires de jeu et en même temps des histoires parallèles. A aucun moment le son ou la vidéo ne sont là comme prétextes au mouvement et sans autre raison d'être "sur scène". Tous les sons, les images, sont là, dans un échange avec le personnage et dans l'espace pour le spectateur. Après différentes tentatives pour trouver le "corps" de l'exil, cet état ne me semble pas être le fait seulement des exilés. Si le corps de l'exil est en déséquilibre tous les corps montrent que nous sommes exilés. J'ai voyagé beaucoup, libre ou contraint, j'ai parfois trouvé que ma simple présence mettait en exil les gens du pays où je me trouvais....
Mater Replik est marqué par une certaine étrangeté voir tristesse, mais j'ai choisi de passer par cet état là pour voir autre chose : que l'exile n'est pas qu'une fuite, un fardeau, un voyage emprunt d'un irrémédiable tristesse. C'est aussi beaucoup de joie, un appel extraordinaire, un horizon immense qu'un n'a jamais fini de parcourir. c'est une fête où tous ces sentiments contradictoires se mélangent.

Vahram Zaryan ?


Il a acquis de solides connaissances dans le domaine du théâtre, de l'expression corporelle et de la danse au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique d'Arménie. Il se spécialise rapidement dans le mimodrame et commence à le pratiquer au Théâtre d'Etat de Pantomime d'Erevan, dirigé par Zhirayr Dadasyan. Il suit des cours avec Yves Casati, de l'Opéra de Paris, en danse classique et avec Yvan Bacciocchi à l'Atelier de Belleville, technique Decroux. Vahram Zaryan perfectionne son art à la prestigieuse Ecole Internationale de Mimodrame de Marcel Marceau ; il sera un des derniers diplômés de l’École. Par ailleurs, il participe à des stages et master-classes avec Ariane Mnouchkine, Caroline Carlson et Maurice Béjart. Il crée une compagnie de mime avec des artistes issus de l'école Marcel Marceau, "Le théâtre suspendu", qui présentera plusieurs créations (Sépia, Quartet, Le linge entre autres) en France et à l'étranger. Parallèlement aux créations de la compagnie, Vahram Zaryan interprête entre autre le rôle du mime blanc lors d'un gala au Palais Garnier, il rend hommage au cinéaste Serguei Paradjanov dans un spectacle intitulé Couleurs de la grenade. Il a joué le rôle de Vespone dans l'Opéra de Pergolesi La serva Padrona, au Théâtre du Tambour Royal à Paris.
Vahram Zaryan crée une nouvelle compagnie de mime contemporain qui est consacré aux écritures contemporaines pour le théâtre gestuel. Avec le dramaturge Florent Bracon ils conçoivent un spectacle intitulé Confession qui est joué en Europe de l'Est et au festival international de pantomime d'Arménie. S'en suit rapidement un autre spectacle, "Il y a", qui a été joué à la cité universitaire Internationale de Paris.

Petit grain de...

Stupeur. Je suis restée aussi bouche-bée, qu'émerveillée et remplie de ses petits frissons ressentis même sans l'ombre d'une vague de froid. En espérant un jour que le mime soit estimé à sa propre valeur car ce qui est transmis est unique...Surtout dans ce petit théâtre atypique !

lundi 21 octobre 2013

Amaluna, Cirque du Soleil







Une troupe hors pair, un voyage vers le magique... Du talent à volonté ! 

Jacques et son maître



Mise en scène de Nicolas Briançon

Comédien mais surtout metteur en scène de talent. il a monté Jacques et son maître de Kundera en 2000. Il est né en 1962 à Chambery. Il a joué dans plusieurs pièces :
- Le manège, de Florian Zeller
-Futur conditionnel, de Xavier Daugreilh
- Le plaisir de rompre et Le pain de ménage de J. Renard
Il a également mis en scène de nombreuses pièces de Molière, Corneille, etc. De plus, il a tourné au cinéma et il est le directeur de plusieurs festivals.

Trois aperçus? 

De toutes les adaptations je pense la même chose que le maître Jacques quand il s'exclame : "Que périssent tous ceux qui se permettent de réécrire ce qui a été écrit! [...] Qu'ils soient châtrés et qu'on leur coupe les oreilles!" Ma pièce n'est pas une adaptation. c'est ma variation très libre sur un romain que j'adore, un hommage à son auteur, à son humour, à sa liberté. Déjà, en 1998, Nicolas Briançon a présenté une mise en scène de Jacques et son maître. Enchanté, j'ai alors vu le spectacle au moins quinze fois, heureux que le metteur en scène ait été sensible à chaque phrase de mon texte, écrit en 1971, alors que je vivais encore à Prague, aux pires moments de l'occupation russe. Dans ce trou noir de notre siècle, j'avais eu besoin d'entrevoir un rayon se soleil venu du 18e siècle français. D'où l'esprit de la pièce : le comique pénétré de mélancolie, le rire qui pleure.
Briançon revient aujourd'hui à Jacques et son maître et, encore une fois, je suis enchanté. Il est toujours fidèle et à lui-même et à moi, à la simplicité de la scène, à ses excellents acteurs (je suis heureux de les retrouver presque tous, après quatorze ans) et à l'esprit d'un désespoir enjoué.
Une petite remarque : le titre dit : "hommage à Denis Diderot en trois actes". Pourtant, chez Briançon, il n'y a aucun entracte. En effet, quelle barbarie que d'interrompre une oeuvre d'art! Je pense aux sonates et aux symphonies ; elle sont toujours divisées en trois ou quatre mouvements dont chacun est marqué par un tempo différent. Ce changement des tempi donne à l'ensemble sa forme. Voici les tempi du Jacques et son maître de Briançon : premier acte (le voyage commence) : allegro; deuxième acte (l'arrêt à l'auberge) : vivace d'un scherzo ; dernier acte (la fin du voyage) : lento.
Briançon est un musicien de la mise en scène.
Milan Kundera 

Dideront, Kundera...L'intelligence et le plaisir. Le Bonheur à létat pur. Bonheur d'un texte en état de grâce, qui nous enchante et nous rend plus heureux. Intelligence de deux pensées qui, à plusieurs siècles de distance, dialoguent, s'interrogent et s'amusent, dans une lisibilité absolue qui nous fait croire à la vie. La liberté, le plaisir, le bonheur, la nostalgie, l'ivresse et le naufrage : il y a tout celui dans Jacques. Tout ce qui est au cœur même de nos vies. tout ce qui les traverse et les irradie. Cet hommage au siècle des Lumières français nous rappelle à quel point le théâtre peut être ce moment de plaisir et d'intelligence limpide qui le rend si précieux. Je voulais remonter cette pièce quinze ans après ma première version et retrouver Yves Pignot, mon "maître". Je voulais confortes nos personnages à l'épreuve du temps, puisque ces deux-là sont sans âge. Je voulais nous, et vous faire plaisir, du moins je l'espère, en replongeant dans ces aventures merveilleuses. C'est une belle et formidable pièce. Légère et profonde, vive et grave. Elle nous fait respirer un peu plus haut, un peu plus loin. C'est un rêve de théâtre.
Nicolas Briançon

En 1972, le jeune metteur en scène François Georges Werler est allé voir Milan Kundera à Prague et a emporté en fraude à Paris le manuscrit de sa pièce Jacques et son maître. Kundera l'a écrite après l'invasion russe, quand toute son oeuvre, ancienne et future, a été gommée des lettres tchèques. C'est son vieil amour pour Jacques le Fataliste qui a inspiré ce "divertissement au temps de la peste", cette "variation sur Diderot" où l'imagination du grand écrivain du siècle des Lumières s'est jointe à la sienne. Le Diderot auquel on rend hommage ici ne coïncide pas tout à fait avec celui vénéré en France. Pour Kundera, il est avant tout le romancier ; un des plus originaux qu'à connu l'histoire ; la pièce n'a donc rien d'une leçon philosophique ; elle est un vrai théâtre qui exalte le plaisir d'invention, l'humour et le rationalisme ludique de Diderot, elle célèbre son extraordinaire liberté formelle qui, selon Kundera, n'a plus jamais trouvé sa pareille dans l'évolution du romain mondial. c'est à l'époque où Prague a vécu sa "fin de l'Occident" que Kundera savoure cette éclatant liberté diderotienne comme on savoure des valeurs condamnées et qui sont sans avenir. C'est pourquoi la gaieté de cet "hommage théâtral" est entourée d'une aura mélancolique inconnue au siècle des encyclopédistes.
Gallimard 

Petit grain de...

Rire, légèreté et qualité ! Oui, tout ça réunis.





Temps



Un aperçu ? 

Deux frères et une sœur se retrouvent quarante ans plus tard pour liquider la succession de leur père mourant. Cela se passe l'hiver, dans la ville minière de Fermont au Québec, à la frontière avec le Labrador, où les températures peuvent descendre jusqu'à au moins soixante degrés. Pour lutter contre la violence des vents, un mur écran a été construit dans lequel vivent les habitants de Fermont, dont la plupart sont employés par la compagnie qui gère la mine de fer. entre l'intérieur de la maison, où a lieu la rencontre des enfants, et l’extérieur, où les vents violents qui balaient la ville n'empêchent même pas une invasion de ses rues par une horde de rats, quelque chose va sourdre, comme une blessure mortelle et ancienne, que les enfants vont devoir confronter pour retrouver, peut-être, une sensation de légèreté. Mais la légèreté se paie aujourd'hui au prix fort. Ils en feront l'expérience.

Wajdi Mouawad

Né en 1968, l'auteur, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad a passé son enfance au Liban, son adolescence en France et ses années de jeune adulte au Québec avant de vivre en France aujourd'hui. Diplôme de l'Ecole national d'art dramatique du Canada en 1991, il signe des adaptations et des mises en scène de pièces contemporaines, classiques et de ses propres textes (publiés aux éditions Leméac/ Acte Sud-papiers). Directeur artistique du Théâtre de Quat'Sous à Montréal de 2000 à 2004, il fonde l'année suivante deux compagnies de création : Abé Carré Cé Carré au Québec et Au Carré de l'Hypoténuse en France. Il est de 2007 à 2012 directeur artistique du Théâtre français du Centre national des arts à Ottawa. Après y avoir présenté Littoral et son solo Seuls (solo qu'il jouera à Chaillot en mars 2013), il est artiste associé de la 63e édition du festival d'Avignon, où il crée le quatuor Le Sand des promesses composé de la trilogie Littoral, Incendies, Forets (présentée à Chaillot en 2010) et Ciels. Ses plus récentes créations sont Temps et Des femmes, premier opus d'un projet destiné à porter au plateau les sept tragédies de Sophocle.

Préface de Temps, par l'auteur et le metteur en scène

J'avais, après la création des spectacles qui composent Le Sang des promesses, l'envie de déplacer, d'inquiéter, l'instant de l'écriture. J'avais, de manière obsessive, l'envie que l’inquiétude ne soit plus un état à gérer mais qu'elle devienne la source de mes intuitions ; car comment obliger les mots à sortir, à survenir, de manière différente, sans que cela ne soit une simple décision formelle, si ce n'est en se jetant de toutes ses forces au vas de cet immeuble intérieur qui nous abrite, dans l'espoir d'être rattrapé en retour par un autre soi, nouveau à jamais, un inconnu, un étranger et pouvoir alors, au sortir de la chute, se dire : "c'est moi qui ai écrit ça ?!"
Chuter est inquiétant. Alors évidemment ce ne fut pas de tout repos (...) Temps, en ce sens, est une entreprise de démantèlement, de sabotage, pour se déconnecter d'un monde au fond illusoire et se reconnecter, sans doute à une autre illusion, mais qui, dans sa sensation de nouveauté, fait ressentir le vent de la réalité. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Une fois en période de création, tout s'est passé, et très vite, et très lentement. Ayant très peu de jours de répétition, nous avons pris tout notre temps. quelque chose de lent, comme la chute d'un glacier, à imprégné l'ensemble du récit qui s'est construit sous nos yeux. Cette lenteur dans la vitesse a été, pour moi, la plus belle découverte.
L’écriture, au final, s'est avérée plus elliptique, plus abstraite, plus courte et moins lyrique que d'habitude, tout en demeurant reliée aux pulsions qui me traversent depuis Journée de noces chez les Cromagnons jusqu'à Ciels. De plus, dans Temps, il n'y a pas de secret à découvrir, simplement un père à abattre. L'irruption du personnage de Napier est, pour moi, une ouverture vers un espace que je n'avais pas encore osé accoster. J'ai toujours cherché à éviter d'affronter la question du mal. Van Gogh, longtemps, n'osa pas toucher aux couleurs, se méfiant de leur puissance et se contentant de peindre en ocre, marron et brun.
La question du mal a la saturation d'un jaune citron. Il peut être très agréable de s'y contempler. Je me suis toujours méfié instinctivement de ce que le mal a de romantique. Temps est un premier geste pour évoquer cette question, sans y parvenir réellement. Napier n'est pas mauvais ; il est faible. Mais la porte s'est entrouverte me faisant comprendre qu'après Ciels, un no man's land séparant deux époques d'écritures devra être traversé, sans doute sur plusieurs créations, pour parvenir à l'endroit recherché, même si j'ignore encore tout de lui.
L'inquiétude peut être une boussole. Si elle nous quitte alors nous faisons fausse route. Il faut la garder vive et vivante malgré tout. Inquiétude d'avant les répétitions, inquiétude pendant la création et inquiétant durant les représentations. Tout cela affirme une écriture autre ; des phrases pensées différemment ; des espaces rêvés autrement. Une écriture qui, pour renaître de ses cendres, doit trouver une manière de s'annihiler elle-même.

Petit grain de...

Frisson ! Dans tous les sens du terme, c'est une pièce bouleversante.

dimanche 20 octobre 2013

Mademoiselle Julie




Un aperçu ? 

La nuit dans la Saint-Jean, dans un domaine aristocratique suédois, les domestiques de Monsieur le comte ont l'autorisation de donner un bal en son absence. L'alcool et les danses échauffent les esprits. Mademoiselle Julie,  irrésistiblement attirée par cet univers, se mêle aux fêtards et entame un jeu de séduction dangereux avec Jean, le valet de son père.

Un pièce d'August Strindberg

Né en 1849 à Stockholm, il est écrivain, dramaturge et peintre. Il fait partie des auteurs suédois les plus importants et c'st l'un des pères fondateur du théâtre moderne. Ses oeuvres se classent parmi deux courants littéraires majeurs : le naturalisme et l'expressionisme.

Un mise en scène de Frédéric Fisback

Né en 1966, après avoir étudié au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique, il suit Stanislas Nordey au sein de la troupe permenente au Théâtre Gérard-Philippe de Saint Denis, de 1991 à 1993 ; puis, au théâtre des Amandier de Nanterrre jusqu'en 1997. Depuis, il met en scène de nombreuses pièces de divers auteurs. Depuis 2002, il dirige le Studio théâtre de Vichy et il est, avec Robert Cantonella, co-directeur du 104.

Petit grain de...

Qualité ! Avec Juliette Binoche dans le rôle de Mademoiselle Julie ainsi qu'une mise en scène excellente cette pièce était fantastique.

Les liaisons dangereuses



Un aperçu ?

Les liaisons dangereuses est un roman épistolaire écrit par Choderlos de Laclos en 1782, lorsque militaire dans l'armée de Louis XVI, il s'ennuyait dans sa triste vie de Garnisson. Oeuvre intégrale majeur du 18e s. ce roman noue le duel libertin de deux aristocrates manipulateurs du siècle des lumières, à l'aube de la révolution française. Vigoureuse charge contre le libertinage de l'aristocratie française, cette oeuvre fit scandale et valut des poursuites pénales à son auteur. Elle fait partie du patrimoine de la littérature française pour la justesse de son analyse du sentiment amoureux et de l'art pervers de la séduction.

Les personnages

* Azolan -> Lazare Herson Macarel
Serviteur de Valmont, Azolan joue un rôle déterminant auprès de son maître. C'est par son intermédiaire que Valmont saura dans quel trouble il a plongé la femme qu'il convoite et qui lui résiste.

* Cécile de Volanges -> rosa Bursztejn
Très jeune fille aussi belle et sensuelle que naïve. Sans volonté, ni principes, elle posséde un charme indéniable. Archétype de l'ingénue, elle sort du couvent et cédera vite à la tentation pour tomber dans la débauche.

* Danceny -> Mabô Kouyaté
Noble désargenté, il rencontre Cécile de Volange par l'intermédiaire de la marquise de Merteuil et tombe éperdument amoureux de la jeune fille. Profitant des cours de chant de de harpe qu'il lui dispose, il entretient avec elle une correspondance enflammée.

* Emilie -> Lola Naymark 
Courtisane, elle est l'une des nombreuses maitresse de Valmont.

* Madame de Tourvel -> Jina Djemba
Son éducation et ses principes font de ce personnage l'idéal de la vertu de l'époque. Sincère et sensible, elle est capable de sacrifier son existence à l'homme qu'elle aime.

* Madame de Merteuil -> Julie Moulier
Femme de pouvoir et de séduction, elle symbolise l'aristocratie libertine à l'époque de Louis XVI. Intelligente et cultivée, elle a appris à contrôler ses émotions et son entourage. Son assurance toute masculine pour l'époque causera sa perte.

* Madame de Volange -> Pauline Moulène
Amie de la présidente de Tourevel et de Madame de Merteuil, elle tient d'une main de fer la destinée de sa fille, Cécile, promise au vieux Monsieurs de Gercourt mais éprise de Danceny. Elle se conforme à tous les codes de la bonne société.

* Rosemonde -> Sophie Barjac
Vieille dame, tante de Valmont, elle vit hors de la société. C'est chez elle que Madame de Tourvel séjournera pendant l'absence de son mari et où se nouera l'intrigue amoureuse avec Valmont.

* Vicomte de Valmont -> Yannik Landrein 
Don Juan manipulation et sans scrupules, c'est un grand libertin. Il tient à sa liberté et mérpise le monde. Pris à son propre piège, sa dernière conquête sera fatale.

Mise en scène par John Malkovich

Le concept de cette mise en scène m'est venu des expériences et des observations que je me suis faites en admirant tous ces jeunes et talentueux acteurs et actrices qui ont passé nos auditions longues, difficiles et tellement enrichissantes. J'ai adoré les regarder travailler, et j'ai adoré les voir regarder les autres travailler.C'est durant ce processus que j'ai réalisé que je pouvais monter cette pièce en me reposant seulement sur le texte et sur les émotions que les acteurs y amèneraient. Ce spectacle est dédier à tous les jeunes comédiens qui ont traversé cette épreuve laborieuse : ceux qui sont ave nous pour ce voyage, et ceux qui, à mon grand regret, ne pouvaient nous accompagner.J'espère avoir bien appris les leçon qu'ils m'ont enseignées, et que la manière choisie pour exprimer ce qui a été acquis est digne d'eux. John Malkovich, Paris, Décembre 2011.


Le bal des pompiers



De et avec Laurent Savard...L'aperçu !

"Comme quelque part je pense que l'humour est salvateur, je me suis dit que la meilleure façon d'évacuer et de trouver les réponses que je n'ai pas c'est de bâtir un spectacle sur scène"
Le comédien Laurent Savard est le père d'un enfant autiste et hyperactif de 5 ans, Gabin. Né un 14 juillet, "ce fut le début d'un feu d'artifice permanent" selon le bon mot du père qui a appelé son one-man-show Le bal des pompiers. Ils s'attendaient avec sa femme, Marie-Lou, à éprouver "la connerie" comme ils disent "mais à ce point, je ne l'imaginais pas" s'étonne encore Laurent, goguenard. Ce comédien, doué d'une bonne dose d'humour noir, tout comme son pote Stéphane Guillon, a écrit un spectacle sur la vie de Gabin. Celle du quotidien partagé, mais aussi sur leur rencontres avec le psychologue, le pédiatre, l'instit' ou le passant lambda. Tournés en ridicule, les personnages qu'il incarne font à la fois rire et flipper...."Mais vous l'avez vécu ce que vous dites là sur scène ?" - "Oui" sourit en se pinçant les lèvres le comédien, "beaucoup de phrases sont rapportées trait pour trait. Chaque fois que je rencontrais un des gus, je me disais, lui, il va terminer en sketch.."


Mise en scène par Bruno Delahaye

Après des cours de théâtre au Cour Simon, Bruno Delahaye rencontre lors d'une audition Marie-Christine Lafosse qui le prend comme assistant pendant trois ans. Il est ensuite directeur de Casting pendant 17 ans. En 2002, Bruno Delahaye met en scène son premier long métrage intitulé "Livraison à domicile". Ce film de groupe, interpreté par Bruno Solo, Jean-Baptiste Iero, Thierry Frémont et Barbara Shulz, raconte comment une bande d'amis parvient à livrer en 4 jours une voiture de luxe dans le sud de la France sans la faire rouler.


Et des critiques..

"L'un des spectacles qui fait le plus parler de lui actuellement en France (...) Avec une dose d'humour noir peu commune, ce one-man-show a d'entrée frappé fort coté critique et public" Oliver Bonnefon - Sud Ouest 

"Aussi puissant et bouleversant qu'Où on va papa ?" Sandrine Blanchard - Le Monde 

"Si on rit beaucoup on éprouve aussi beaucoup de tendresse pour ce gamin incompris qu'on a l'impression de voir sur scène tant le comédien lui donne chair" Anthony Lesme - Bakchich

Petit grain de....

Humanité ! Un one-man-show hors du commun. Peut être un peu trop d'humour noir à mon gout mais cela reste très personnel. Ce n'est pas aussi bouleversant, tel qu'on peut le lire dans les critique qu' Où on va Papa car cet ouvrage est juste et profond, il ne fait pas preuve de beaucoup "d'humour'. Cela dit, c'est un très beau spectacle, emprunt d'émotion, de rires et de tendresse. A voir!